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Les critiques du sénateur Wilfrid Gelin sur la situation des Haïtiens au Chili suscitent la controverse

November 7, 2017

Le sénateur Wilfrid Gelin s’est rendu au Chili pour, dans un premier temps, s’enquérir de la situation des ressortissants haïtiens et, dans un second temps, consigner dans un rapport les résultats de ses trouvailles qu’il aura à présenter au Sénat de la République. Au terme des cinq jours qu’a duré sa visite, durant lesquels il a pu rencontrer certains groupes de ses compatriotes vivant à Santiago et à Valparaiso, le parlementaire s’est montré très acide et très remonté.

« Ici, ils [les Haïtiens] ne seront pas en mesure de trouver ce qu'ils cherchaient », a assené Wilfrid Gelin se référant aux 80 000 compatriotes qui se sont installés au Chili en quête d'une meilleure qualité de vie. Les informations compilées par l’élu du Centre, insérées dans un rapport à soumettre au Parlement haïtien, serviront, aux dires de ce dernier, pour d'éventuelles mesures conjointes entre les deux pays.

Le législateur haïtien n’y est pas allé de main morte au moment de se rapporter à la situation dans laquelle se trouvent ses concitoyens. Selon lui, voyager au Chili, « définitivement, n'améliore pas la qualité de vie des Haïtiens ». Parmi les conclusions tirées au terme de sa visite, le sénateur Gelin indique les problèmes rencontrés par les migrants haïtiens en raison des délais envisagés pour l'obtention des visas, ce qui, ajoute-t-il, «complique la possibilité de trouver un emploi et un logement».

Pour Gelin, le Chili n'est plus une option, car ce n'est pas une économie capable d'absorber le capital humain qui quitte Haïti. « L'État haïtien doit continuer à créer plus d'opportunités pour que les Haïtiens restent », a-t-il concédé pointant du doigt l'accès facile au Chili et le faible prix des billets d'avion qui, selon lui, ont créé «plus d'opportunités pour les Haïtiens de voyager».

Des critiques qui ne sont pas tombées dans les oreilles de sourds, à voir les réactions qui sont tombées dans la presse chilienne peu après que le parlementaire haïtien les a prononcées. Répondant aux critiques du sénateur haïtien, le ministre chilien du Développement social, Marcos Barraza, argue que « le Chili est surtout un pays qui accueille ».

« En tant que gouvernement, nous avons un engagement envers la dignité de ceux qui vivent sur notre territoire […] Cet engagement vise toutes les personnes qui sont nées ou ne sont pas nées au Chili », a fait savoir Marcos Barraza répondant aux préoccupations soulevées par Wilfrid Gelin.

Tout en n’écartant pas « des situations particulières où il peut y avoir violation des droits », ministre Barraza défend le Chili comme étant un pays où les gens qui y vivent à la recherche d'opportunités de développement sont les bienvenus. En ce sens, il informe qu’un projet de loi qui tient compte du standard des Nations unies, c'est-à-dire contenant une approche des droits de l'homme, est actuellement en préparation.

Par ailleurs, dans le lot des réactions à la remise en question du sénateur des conditions offertes par le Chili aux migrants haïtiens, le journal emol.com relate celle d’Edward Sultant, directeur social de la fondation « AN NOU PALE » invitant le législateur Wilfrid Gelin à ne pas se focaliser sur les lacunes et à travailler pour qu’Haïti parvienne à de nombreux accords bilatéraux avec le Chili afin d'améliorer les conditions de ceux qui osent quitter le pays.

 

Connaissant de près la réalité de ses compatriotes et, d'après son expérience, Edward Sultant n'est pas d'accord avec le diagnostic fait par le sénateur Wilfrid Gelin sur la façon dont les Haïtiens vivent au Chili. La vision de Sultant est très différente. « Les Haïtiens qui ont émigré au Chili peuvent avoir une qualité de vie supérieure à leur pays d'origine, car ici ils ont accès à des services de base tels que la santé, l'électricité, l'eau, l'Internet 24 heures sur 24, contrairement à leur pays d'origine où ces services font défaut », a rétorqué Edward Sultant, directeur social de «AN NOU PALE», une nouvelle entité constituée par la Fondation Gente de la Calle, il y a six mois, afin de travailler avec les migrants haïtiens qui ont choisi le Chili comme destination.

« Pour être honnête, il est vrai que les attentes qu'ont les Haïtiens lorsqu'ils émigrent au Chili sont différentes de ce qu'ils attendaient, mais c'est bien mieux que ce qu'ils vivaient en Haïti […] la migration est un droit, pas un crime », a confié Edward Sultant, administrateur en développement social.

Sources combinées

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