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La PNH veut sensibiliser ses cadres au respect des droits humains

November 30, 2017

Le respect des droits humains, la discipline, l’enquête administrative et la responsabilité, les quatre volets auxquels le directeur général et l’inspecteur général en chef de la Police nationale veulent sensibiliser les directeurs départementaux et centraux. Selon le chef de la Police nationale, il n’est pas normal qu’après 22 ans d’existence la PNH ne maîtrise pas encore assez bien les notions des droits humains. Michel-Ange Gédéon a indiqué qu’il ne blâmait pas les policiers. Il a préféré prendre sur lui-même et sur la chaîne de commandement de la police ce déficit.

« Vous exercez tous un leadership dans l’institution, vous devez tous fixer le beau, le bien, le vrai, a-t-il dit aux cadres de la PNH. Vous devez vous efforcer d’avoir un comportement empreint d’éthique et de déontologie que vous devez également exiger des hommes et des femmes placés sous vous ordres. N’oubliez jamais que l’homme doit toujours accomplir son être en fonction du devoir-être. L’harmonie sociale et l’harmonie institutionnelle sont garanties par la loi et les textes normatifs. À chaque fois qu’on les transgresse, les sanctions doivent être appliquées par l’instance hiérarchique la plus proche de l’infracteur. C’est un principe en matière de gestion des ressources humaines qui transcende les frontières pour se retrouver au sein de chaque organisation et/ou institution. »

Michel-Ange Gédéon a fait savoir aux directeurs départementaux et centraux de la PNH que « chaque fois qu’une infraction reste impunie, le corps social se révolte en silence, le gros de la troupe observe et les esprits mal intentionnés reproduisent les mêmes actes puisqu’ils sont certains d’une impunité intra institutionnelle. C’est l’une des meilleures méthodes pour encourager la violation des droits humains au sein des institutions, c’est l’une des meilleures formules pour travailler à la mort lente d’une institution qui a la mission sacrosainte et une fonction régalienne d’assurer la sécurité des vies et des biens. »

« Le Commandement de la PNH vous enjoint désormais de prendre vos responsabilités, sinon c’est vous qui allez être sanctionnés. Ce n’est pas sous mon leadership que la police va emprunter le chemin sans issue de l’impunité. Il n’y a pas que la Direction générale et l’inspection générale qui peut sanctionner les policiers fautifs. Il y a toute une gamme de sanctions qui sont à votre niveau. Ceci est prévu par le manuel de discipline générale. Vous devez les appliquer à la lettre au moment opportun », a discouru le patron de la PNH.

Il a dit situer « les bavures et les incartades de ces derniers jours dans le style permissif de commandement à outrance de certains, dans le cadre des conséquences de ce laisser-aller institutionnel qui pourrait bien s’assimiler à une garantie d’impunité qui ne dit pas son nom. Aujourd’hui, les conséquences, c’est pour vous tous ici présents, c’est pour la police en général et c’est pour tout le pays malheureusement. Aujourd’hui, j’appuie sur la sonnette d’alarme pour vous dire halte là. »

Michel-Ange Gédéon dit vouloir une police neutre, professionnelle et au service de la population.

Pour sa part, l’inspecteur général en chef de la PNH, Ralph Stanley Brice, a indiqué au Nouvelliste que cette activité visait aussi à porter les directeurs départementaux et centraux à prendre davantage leur responsabilité. Souvent, a-t-il dit, face à certaines situations, ces hauts cadres de la police préfèrent envoyer le dossier à l’inspection générale ou à la direction générale.

Même si cette activité était programmée depuis des mois, l’évènement à Gran-Ravin la semaine écoulée au cours duquel deux policiers et une dizaine de civils ont trouvé la mort « nous a montré l’urgence de porter les directeurs départementaux et centraux à prendre davantage leur responsabilité. Le policier doit avoir le respect des droits humains comme guide », a appelé le numéro 2 de la Police nationale.

A l’issue de ce symposium, l’inspection générale produira un rapport dans lequel il fera des propositions au directeur général afin de mieux aborder la question des droits humains au sein de l’institution policière.

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