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Aucune propreté au centre-ville pour les fêtes de fin d'année

December 28, 2017

À l’approche du nouvel An, le centre-ville de Port-au-Prince est toujours très sale. Les festivités auront lieu mais pas avec la propreté habituelle. Au bas de la ville, les camions du Service métropolitain de collecte des résidus solides (SMCRS), et les employés du service de voirie de la mairie de Port-au-Prince ne sont pas présents. La promesse faite par Magalie Habitant, directrice du SMCRS, à la population que la capitale sera propre d’ici le 1er janvier 2018 est loin d’endiguer l’insalubrité dans la zone métropolitaine d’ici la fin de l’année. À vue d’œil, deux choses marchent de pair : fatras et embouteillage.

À chaque coin de rue, un monticule d’immondices est érigé. Les plus remarqués sont logés aux rues Joseph Janvier, Carbone, Chareron et d'Ennery. Dans certaines zones, comme à la rue d'Ennery, pour se débarrasser des détritus, les habitants y mettent le feu. L’état d’insalubrité dans lequel se trouve le boulevard Jean-Jacques Dessalines est symptomatique d’un laisser-aller des autorités et de leur incapacité à assainir la capitale et ses environs.

Ce décor nauséabond qui s’installe au bas de la ville ne laisse pas indifférents les accoutumés de la zone. L’espace s’est transformé en un grand marché immonde. Dans les caniveaux, et sous les vieilles voitures remisées des deux côtés de la chaussée, des tas d’objets laissés à l’abandon, nagent dans des eaux usées. Un des gérants d’un club à la grand-rue se plaigne du fait que parfois les gens déposent les ordures à l’entrée même des boîtes.

Des garages en pleine rue

Dans certaines rues, les véhicules remisés laissent à peine un peu de place pour la circulation. Ce qu’il en reste de la chaussée est occupée par les garagistes, laveurs d’auto et les dépanneurs/réparateurs de pneus crevés qui entassent leurs pneus usagés sur la chaussée. Les autorités municipales et policières n’ont pas pris l’initiative de déplacer les carcasses de voitures que les mécaniciens abandonnent des deux côtés de la route. Puisque les trottoirs sont occupés par des marchands, les piétons sont obligés de se faufiler entre les véhicules au péril de leur vie.

 

Au boulevard Harry Truman, un peu plus bas, au Bicentenaire, c’est le même constat. Entre les locaux de l’Institut haïtien de statistique et d’informatique (IHSI) et de l’EDH se trouve un canal non curé qui ressemble plus à un dépotoir où les fatras et la boue puante viennent s’entasser. Plus loin près du Palais de justice de la capitale, les fatras trônent. Contactés sans succès par téléphone, les responsables du SMCRS et de la mairie de Port-au-Prince n’ont que quatre jours pour donner au bas de la ville un nouveau visage à l’orée de 2018.

Au marché de Croix-des-Bossales, les commerçants trouvent une manière d'aider leurs clients à frayer un petit espace au milieu des ordures. Payer des tierces personnes pour enlever les fatras est l’alternative aux défaillances du service de voirie. « Les acheteurs partent à la vue des immondices. Ils ne viennent plus, ils préfèrent s’orienter vers d’autres endroits où les ordures ne règnent pas en maître et seigneur », indique Guirlande, une commerçante, précisant qu’elle espérait que la Croix-des-Bossales aurait droit au moins à un coup de balai à l’occasion de la Noël et des fêtes de fin d’année.

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